1er février, c'est la fête de...
Oh non, ce n'était pas un exercice de mémoire.
C'était plutôt des élans du cœur périodiques qui ont ponctué notre jeunesse, au point où je me souviens de certains de ces anniversaires.
"10 janvier, c'est la fête à André."
"13 février, c'est la fête de ton parrain."
"20 juillet, c'est la fête de ta grand-mère."
"6 aoùt, c'est la fête de ton grand-père. Il va avoir ... ans."
La course au centenaire, c'était certainement le sport de compétition préféré de maman. Quand Madame Paquin est décédée à quelques jours de son centenaire, elle a vécu la déception du skieur olympique qui perd un ski en demi-finale. C'est tout de même fascinant pour quelqu'un qui n'a jamais voulu dire son âge !
Il n'y avait pas que les anniversaires de naissance.
Il y avait quelques dates de mariages, sans doute les plus marquants et des dates de décès. Elles étaient lourdes de tristesse celles-là.
"6 septembre, ça va faire ___ ans que ma tante Aline est décédée..."
"17 novembre, ma tante Estelle..."
Sa peine devait être encore plus grande qu'elle devait certainement rêver de devenir centenaire avec elles que le crabe lui arrachait beaucoup trop tôt.
Avec le temps, les anniversaires se soulignaient avec un soupir et un conditionnel passé. Il ou elle aurait eu...
Et les dates de décès commençaient à déborder.
De quoi souhaiter perdre la mémoire.

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