Verglas

 

 

Du 5 au 10 janvier 1998, il est tombé sur le Québec plus de 100 mm de pluie verglaçante créant un événement historique important appelé la Crise du verglas.  Voici l'image satellite de ces trois jours de cette douche d'eau glacée.

 


Cela a évidemment causé l'effondrement d'arbres et de pylônes, des bris majeurs.  Plus de 4 millions de personnes ont été privées d'électricité pendant quelques jours voire plus d'un mois dans les pires cas.  Ici, c'est 1,4 million de Québécois qui se sont retrouvés plongés dans le noir.  La zone la plus touchée, appelée le triangle noir, délimitée par les villes de St-Jean-sur-le-Richelieu Granby St-Hyacinthe n'est pas très loin de Drummondville.

Chronologie de la panne

(Source : Wikipédia)

Dans la soirée du , la pluie verglaçante commence à tomber sur l'Est de l'Ontario, le Sud-Ouest du Québec et les États américains frontaliers.  Des pannes de courant isolées surviennent le , à mesure que la glace s'accumule sur les arbres et les lignes électriques.  Le , près de 650 000 habitants de l'Ontario et du Québec n'ont plus de courant électrique.

Le lendemain, Montréal est touché à la suite de l'effondrement de plusieurs pylônes de la ligne passant par Drummondville.  Les institutions privées et publiques ainsi que les commerces ferment leurs portes.  Plus d'un million d'abonnés d'Hydro-Québec et des dizaines de milliers en Ontario sont sans électricité.  Compte tenu de la durée des pluies verglaçantes, les gouvernements du Québec et de l'Ontario déclarent l'état d'urgence le .  Le Québec fait appel aux Forces armées canadiennes pour venir en aide aux agents d'interventions d'urgence sur le terrain.  Le , 1,4 million d'abonnés du Québec sont sans électricité et une partie de la ville de Montréal n'est plus approvisionnée en eau parce que les stations de pompage ne sont plus alimentées en électricité.  Le verglas atteint les provinces maritimes du Canada.

Le , la moitié de la population du Québec est privée d'électricité. Le 11, Hydro-Québec estime à au moins deux semaines le temps nécessaire pour les réparations dans la région au sud de Montréal qui est la plus touchée. Le , c'est au tour de 4 000 abonnés du Nouveau-Brunswick de perdre le courant.

Le courant est rétabli à Montréal entre les 14 et , mais les activités au centre-ville sont limitées à cause des dangers inhérents à la glace accumulée. Vers le , environ 500 000 Québécois et 50 000 Ontariens sont toujours privés d'électricité. À Montréal, les écoles rouvrent et la vie revient à la normale graduellement, mais le réseau est fragile et le , une panne électrique prive 110 000 abonnés de courant durant quatre heures.

Les réparations des réseaux électriques, parfois temporaires, sont longues et difficiles. Le , au moins 60 000 abonnés québécois sont encore privés d'électricité, la moitié se trouvant dans ce qui prendra le nom de « Triangle noir » dans les médias. Il reste encore quelques milliers de foyers sans électricité en Ontario. Le , plus de 220 poseurs de lignes électriques arrivant de la Colombie-Britannique et du Manitoba viennent prêter main-forte et participer à la reconstruction du réseau électrique.  Hydro-Québec annonce que sa réserve de pièces de rechange, prévue pour cinq ans, est épuisée en à peine trois semaines.

Ce n'est que le que le courant est rétabli pour les derniers abonnés, exception faite d'une centaine d'abonnés temporaires d'Hydro-Québec comme des chalets, des camps et des cabanes à sucre. Dans le « Triangle noir », la panne aura duré cinq semaines.

 

Anita dans tout ça ?

Hiver 1998, c'est son premier hiver seule à la maison de la rue des Chênes.   Les voisins se connaissent et s'entraident, mais tous sont dans la même situation.  Il y a un foyer dans la maison, mais pas de bois de chauffage.  Ce foyer servait surtout à envoyer en fumée tout le papier d'emballage des cadeaux de Noël.  Un feu d'enfer qui ne durait pas longtemps.

Après quelques jours à résister, quand il est venu le temps d'aller en hébergement, c'est près du poêle à bois chez Mario qu'Anita a été passer quelques semaines.

Pour démontrer l'ampleur du verglas, il faut savoir qu'à Pâques, soit le 12 avril, plus de 4 mois après le verglas, la voiture remisée dans la cour à Drummondville était encore ensevelie sous plus de 15 cm de glace.


Au cœur du « triangle noir » | Hydro-Québec



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